燕 Tsubame, le village invisible
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Voici un village où doit régner la paix... mais ce n'est qu'en surface. Car ses détracteurs se font de plus en plus nombreux. Incarnez un magicien [Mahô], un guerrier [Tsurugi], un animorphe [Yajû] ou un druide [Heiwa] et choisissez votre alignement: partisan du village de Tsubame ou affilié à votre clan d'origine et donc espion infiltré.

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 Histoire de Tsubame

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Aya Yamamoto
Yajû 野獣 ~ Grand Conseiller ~
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MessageSujet: Histoire de Tsubame   Mar 8 Nov - 19:48

Histoire du Village de Tsubame

[Création et Indépendance]
Extrait du journal d'Eidan Yamamura - Fondateur de Tsubame

« J'arrive aujourd'hui à la fin de ma vie. Je suis vieux, j'ai beaucoup vécu et je m'en réjoui. Peu de gens peuvent se vanter d'être arrivé à mon âge.

Seulement, je ne me sens pas complètement satisfait.

Je ne sais pas comment les choses évolueront pour Tsubame, ce village que nous avons bâti ensemble, petit à petit durant toutes ces années. Je m'en souviens comme si il s'agissait d'hier. Et c'est peut-être pour cela aussi que je couche enfin ces mots au soir de ma vie.

Tsubame n'existait pas il y a encore 69 ans. Et pour beaucoup de gens des Quatre Clans, elle n'existe toujours pas ou ne devrait pas exister.

A l'époque, ...il me semble, j'avais 25 ans. Je faisais partie des Heiwa, ces humains amoureux de la Nature et de toutes espèces vivantes qui n'ont jamais, au grand jamais tenté de voler les terres d'une autre tribu. Mais dans ce monde de profit et de violence, on ne fait bien souvent confiance à personne, et on se méfie de tout et de tous. Même un peuple aussi pacifiste que les Heiwa n'inspirait pas confiance aux autres, et personne ne se côtoyait entre tribus.

Comme chacun le sait, nous sommes Quatre. Les Quatre Clans du Yamato. Nous, les Heiwa, vivions dans les plaines. Nous étions de simples humains sans aucun pouvoir sinon celui de comprendre la Nature et de cultiver la Terre. Près de nous, à quelques kilomètres seulement, vivaient le Clan des Tsurugi, les Guerriers de la Grande Plaine. Des Humains, tous comme nous, mais animés par le désir de conquérir et enfermés au sein de leurs gigantesques murs de pierre. La peur de l'inconnu et de la Magie des autres Clans les rendait mauvais. Cette Magie œuvrait essentiellement dans une autre Tribu, celle des Mahô, de puissants magiciens capables de contrôler les éléments et de lancer des sortilèges. Mais nous savions qu'ils ne pratiquaient la Magie Noire que dans des situations critiques... Ces êtres vivaient au sein des montagnes du Yamato, derrière leurs barrières naturelles. Au pied de ses montagnes s'élevait la plus grande forêt de nos terres. La Forêt de Yajû. D'aussi loin que remonte ma mémoire, je ne crois pas que les Yajû aiment le nom que porte leur clan. Car même s'ils se terrent sous l'obscurité des arbres, près à bondir sur celui qui osent profaner leurs territoires, ce ne sont pas des bêtes féroces et dépourvus de pensée. Loin de là.

Nous vivions dans ce monde.

Les Quatre Clan vivaient si proches les uns des autres et pourtant refusaient tout contact. Sans se livrer de guerre, ils se détestaient profondément et obligeaient leur jeunesse à suivre leur exemple. Y a-t-il une véritable raison? La différence joue très bien son rôle dans ces cas-là.

Comment pouvions-nous penser vivre, côtoyer un jour les êtres d'un autre clan? Je ne savais moi-même rien d'eux...

Mais les us de mon peuple ne prônaient-elles pas la paix? C'est ce que je me demandais. Et c'est aussi animé par toutes ces questions que je décidais au jour de mes 25 ans de m'approcher de la forêt des Yajû. Pourquoi eux? Pourquoi pas les êtres humains Tsurugi? Peut-être parce que les Eiwa ont toujours été attirés par les arbres... Mais je ne pouvais pas échapper à ma propre peur.

Cette forêt était sombre et in accueillante. A l'entrée de ces colosses de bois menaçants j'aurais dû rebrousser chemin... mais ma soif de savoir était plus forte que tout. Ah l'insouciance de la jeunesse!!! Je savais que j'allais tomber sur ces êtres animorphes sur lesquels on raconte tant d'histoires terrifiantes mais j'étais résolu... Et j'entrai!

Plus je m'enfonçais dans la forêt, plus le soleil semblait perdre ma trace. Un vent glacial se levait et autour de moi toutes sortes de craquements, de cris d'animaux me faisaient sursauter à chaque pas. Je n'osais prononcer un mot, je n'avais aucune arme sur moi et même si j'en avais eu une, je n'aurais pas su m'en servir. Les Heiwa brillent aussi pour leur faiblesse au combat.

Quand soudain des bruits de pas s'élevèrent derrière moi et une présence se fit sentir. Avant que je n'ai pu me retourner, je senti une lame aiguisée toucher ma gorge et un bras puissant enserrer ma taille. Un murmure me fit comprendre que je ne devrais pas être ici et qu'il valait mieux que je parte. Ce que j'aurai du faire, j'aurai dû suivre ma bonne conscience. Sauf que, et l'être qui me menaçait le comprendrait bien vite après, mon caractère têtu m'empêchait toujours de la suivre. Je posai ma main sur la sienne et exprimait mon envie de le connaître, je lui dis clairement de quel clan je venais, que je ne souhaitais pas de querelle, que nous n’étions peut-être pas si différents.

Il pouvait me tuer, d’après les autres peuples c’était dans sa nature, mais je sentis son hésitation et quelques minutes plus tard il baissa son arme et recula. C’est à ce moment là que je me retournai et pu enfin le voir. Les Yajû ne ressemblent pas à des bêtes sauvages, quand ils ne sont pas transformés ils sont aussi humain que nous, et rien dans notre anatomie ne pourrait nous différencier les uns des autres. Il me dit de partir, tentant encore de paraître menaçant… mais je savais que j’avais touché un point sensible. J’étais tombé sur un des rares êtres qui pouvaient penser comme moi.

« Demain, je serais devant cette forêt. Je n’entrerai pas mais je serai à la limite de nos deux mondes. Si vous pensez que l’on peut tenter de détruire cette limite… Rejoignez moi. Sinon, adieu. »

Sur ces mots, je partis. Ne me retournant à aucun moment.

C’est ainsi que je rencontrai Karasu. Car bien sûr, il vint à ma rencontre le lendemain, et nous pûmes parler un peu, pour la première fois. Je n’avais pas peur de lui et ça l’étonnait. Je lui appris qu’il n’avait pas à me craindre non plus. Ca a changé notre façon de voir ce monde… Au début, nous essayions de nous voir de temps à autres, de parler de nos coutumes, de nos vies. Tout cela ce faisait, bien entendu, dans le plus stricte secret, si nous venions à être découvert, je n’oserais pas imaginer ce qui nous serait arriver. Je dois avouer que c’est la curiosité qui m’anima pour commencer, puis peu à peu, une véritable amitié s’installa entre nous. J’appris à le connaître et vis et versa… Mais je n’étais pas satisfait. Nos peuples étaient toujours ennemis. S’ils pouvaient connaître ce que nous connaissions leur vision de ce monde changerait aussi.

Nous décidâmes alors d’organiser des rencontres. En posant de simples questions autour de nous, et en rencontrant une ou deux personnes des autres clans qui feraient la même chose, nous pouvions décider certaines personnes à se rencontrer… C’était aussi simple, les gens les plus ouverts d’esprit venaient avec nous et découvraient ceux qu’ils avaient toujours craints jusque là.

Mais ce n’était pas du goût de nos dirigeants respectifs qui eux aussi savaient se faire entendre. Un climat de violence extrême s’installa, et ceux qu’ils appelaient « les traîtres » furent tués les uns après les autres. Ceux qui ont pu échapper à ces meurtres terribles n’avaient nulle part où aller. Karasu et moi étions de ceux-là. Nous nous étions enfuis ensemble et tentions de recueillir les exilés entres les plaines et la forêt des Yajû.

C’est ainsi que Tsubame naquit… Les premières maisons furent construites par une dizaine de personnes seulement. Nous unissions nos forces pour construire un monde qui trancherait avec la guerre faisant rage autour de nous. La force des Yajû combinée avec la pratique des Tsurugi, les sorts de protection des Mahô alliés à la parfaite culture de la Terre des Eiwa. Et depuis ce temps-là, nous recueillons tous ceux qui ne veulent plus vivre la violence des peuples aux alentours. Le village a été rendu invisible pas les Magiciens et ces sorts puissants sont constamment surveillés par les Prêtres. Seulement, pour les peuples extérieurs, Tsubame n’existe pas. C’est seulement quand un être se perd et s’enfuit loin d’eux que la vérité se présente à lui, comme une évidence… Il vient alors au village qui lui est rendu visible.

J’écris ces quelques mots pour réinscrire la véritable histoire de Tsubame, l’Hirondelle, dans ses Annales. Elle est encore très jeune et s’agrandira avec le temps… Je l’espère plus que tout.

Karasu et moi avons veillés sur Tsubame, jusqu’à sa mort, et désormais jusqu’à la mienne. Notre but a été qu’elle soit un jour visible de tous, symbole d’une paix nouvelle entre nous. Je vais le rejoindre maintenant, et je laisse la protection du village aux enfants de l’avenir. Vivez, tout simplement. »

Eidan Yamamura, Grand Conseiller

Glossaire:
    大和 Yamato: Nom du premier Royaume fondé au Japon vers le IVème siècle. J'utilise 和 plutôt que 倭 qui signifie en chinois "petit et laid" ou "nain" (wa) et qui servait à ces derniers pour désigner le Japon à partir du IIIème siècle. Cependant l'Histoire de Tsubame est entièrement de moi...
    Tsubame: En japonais, cela signifie "Hirondelle".
    魔法 Mahô: "Magie" ou "Sorcellerie"
    Tsurugi: "Epée"
    平和 Heiwa: "Paix"
    野獣 Yajû: "Fauve" ou "Animal sauvage"
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