燕 Tsubame, le village invisible
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 Hooked_ [pv Raphaël]

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Leïn Engi
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MessageSujet: Hooked_ [pv Raphaël]   Sam 5 Déc - 16:15

[suite de -> Instant de solitude et de détente]

La première fois que Leïn ouvrit les yeux, son esprit encore bien trop embrumé ne pu que noter, avec un certain détachement, à quel point l’endroit était chaud et confortable. Et ce détail fut suffisant pour qu’il n’ait ni le courage ni l’envie de s’interroger plus sur l’endroit, le pourquoi et le comment. Ses yeux papillonnèrent encore quelques fragments de secondes avant qu’il n’abandonne et ne laisse ses lourdes paupières se fermer. Les abysses du sommeil étaient ce qu’il y avait de plus intéressant à cet l’instant.

Une odeur acre et métallique. C’était froid et bouillant, le corps se pressait contre lui comme attiré. Il pouvait sentir chaque écorchures poisseuses et sanguinolentes dans la peau du... Monstre. Il ne pouvait se résoudre à appeler ce corps sans vie et douloureusement défigurer sa…

Mère.


La deuxième fois que ses yeux bicolores s’ouvrirent, ce fut donc avec une brutalité dont il n’était plus habitué. La respiration rapide et les yeux écarquillés. Aucun tremblements ne venaient entraver ses mouvements, mais les gestes saccadés qu’il eu pour se relever étaient suffisants. Un cauchemar ? il en aurait presque rit.. s’il avait une idée de l’endroit où il se trouvait. Ses yeux se perdirent un instant dans la clarté de la pièce. La matinée devait tout juste se finir et baignait la pièce dans une lumière réconfortante. Il n’y avait décidément aucun endroit similaire en haut de ses montagnes. Mais il se refusa toute comparaison élogieuse. Tsubame restait ce qu’elle était : un village invisible qui allait définitivement le resté une fois que son peuple en aurait terminé avec. Aucun doute que l’endroit avait à voir avec son rêve. Cela faisait si longtemps qu’il n’avait plus eu à y faire face. Un long frisson de dégouts parcourut son dos et il se sentit un instant nauséeux.
Il essaya tant bien que de mal de se stabiliser sur ses jambes tremblantes. Ce n’était évidement pas à cause de ce stupide rêve. Il était juste encore fatigué.. Il ignora la voix qui lui murmurait qu’après le temps qu’il avait du passer à dormir son hypothèse était peu probable. Un soupire dédaigneux lui échappa. Que c’était-il passé exactement ? il se souvenait juste que c’était désagréable.. ah oui. Sa pathétique tentative pour rassurer le Tsurugi qui semblait déterminer à le coller jusqu’à sa mort.

Une de ses mains attrapa une poignée de cheveux noirs qui lui tombaient devant le visage. Ils étaient bien trop long, il en avait conscience, mais il n’avait jamais pu se résoudre à les couper ne serait ce que de quelques centimètres. Son regard se perdit un instant sur le décor : Définitivement, tout transpirait l’identité du propriétaire. Raphaël avait du l’emmener chez lui après son malaise. Où alors il l’avait finalement cru, ou bien il était définitivement inconscient pour amener chez lui un parfait inconnu qu’il harcelait encore de questions sur sa venue quelques heures plus tôt.. Ou bien la charité obstruait chacune de ses veines au point de ramener un « fragile Mahô défaillant ». C’était un concept que Leïn ne comprendrait vraiment jamais. L’imbécile.

Le jeune Mahô haussa un sourcil. Et d’ailleurs où était-il passé ? Aucun bruit ne lui parvenait malgré le fait qu’il tende l’oreille et il n’en fallut pas plus à Leïn pour… commencer à fouiller. Il ne savait pas vraiment si Raphaël serait le genre de personne à détenir quelques documents importants dans son propre appartement mais rien ne l’empêchait de jeter un œil. Tout était susceptible de l’intéresser, la moindre partielle d’information ou bien de…

Les placards s’ouvraient à une vitesse folle entre les mains de Leïn qui tentait autant que possible de ne rien déplacer de compromettant. Sur, si Raphaël le voyait fouiner dans ses affaires avec autant de passion, il ne donnait pas cher de sa couverture. Sa main finit par glisser sur un tas de feuilles classées. Et comme l’hésitation n’était pas quelque chose que Leïn expérimentait souvent, il se saisit du tas : Descriptions inintéressantes, papiers sans importante et.. Un de ses rares sourires vint souffler sur ses lèvres : Parfait. Ce n’était pas grand-chose, peut être cela n’avait-il d’ailleurs aucune utilité et surement que le Tsurugi ne s’apercevrait même pas de la disparition du.. Un bruit fit relever la tête du Mahô qui remit souplement et avec une aisance effarante le tas de feuilles à sa place avant de refermer le tiroir. On aurait bien pu croire qu’il avait fais sa toute sa vie. Il glissa délicatement le papier plié dans une de ses poches avant de retourner son attention sur la silhouette qui passait la porte, comme si il venait tout juste de se réveiller. Ce n’était pas bien dur a imiter étant donner que c’était vrai.
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Raphaël Van Rosen

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MessageSujet: Re: Hooked_ [pv Raphaël]   Sam 5 Déc - 19:33

Noir.

Ses yeux s’étaient accoutumés à l’obscurité mais ses pupilles demeuraient noires. Lentement, il souleva son bras dénudé et porta le verre à ses lèvres, buvant une petite gorgée de liqueur brûlante et fruitée qui lui réchauffa le palais et la gorge, embrumant ses sens encore plus que la bière bue à la taverne. Mais le sommeil ne l’atteignait pas malgré tout.

Des pensées noires.

Voici ce qui obscurcissaient ses yeux au naturel si vifs et si clairs. Ses traits étaient tirés par le froncement constant de ses sourcils, et régulièrement le bout de ses doigts frappait le bras du fauteuil dans lequel il était assis, les jambes machinalement écartées, le regard fixé sur la porte de la chambre en face de lui. L’homme aux cheveux blonds gris était plus ou moins perdu dans ses pensées, et ces pensées justement ne lui calmaient nullement l’esprit. Comme chaque nuit passée où il n’était pas de ronde, le tsurugi s’asseyait à ce même endroit, prenait ce même verre rempli de ce même alcool et ressassait les mêmes idées qui fondaient le but de sa vie.

Dans ces moment-ci, les muscles de son torse et de ses bras laissés à découverts s’arquaient sous la peau brune, trahissant son stress intérieur. Le noir de la nuit amenait avec lui des images qu’il ne voulait pas oublier mais qui le hantaient plus que de raison… un cri, une épée lancée sur un corps meurtri, le bras pourtant si fidèle qui se lève pour frapper son maître… La main qui tenait le verre se mit alors à trembler. Il serra… serra… et encore serra… puis desserra son étreinte avec que le verre ne se brise entre ses doigts, soupirant doucement.

Pourquoi repensait-il encore à ça… alors qu’il n’était pas seul cette fois-ci.

Son regard fixa alors la porte de la chambre comme s’il la voyait pour la première fois.

Rouge.

Le soleil commençait lentement à se lever et à percer les minces volets de bois. Un rayon plus malin que les autres réussit à traverser la pièce dans laquelle il se trouvait, son fauteuil tourné vers la chambre dont la porte était entrouverte, lui permettant ainsi d’entendre le moindre bruit qui pourrait y être émis. Le salon était modeste, très peu de meubles, une table mal taillée, deux fauteuils, en tissu d’Arcadin et un séjour où il rangeait le nécessaire à une vie qui se passait peu chez lui.

Ses pensées se focalisèrent sur un autre point beaucoup plus récent.

Quelques heures plus tôt, il avait ramené dans sa demeure le corps d’un Mahô évanoui. Il l'avait allongé sur son lit, dans sa chambre, avait vérifié son pouls, nettoyé un peu son visage avec de l’eau claire, et l’avait recouvert d’une couverture chaude avant de le laisser se reposer.

Inconscience ? Naïveté ? Aucunement non, surtout si l’on observait le Tsurugi à l’instant même, assis à cette place comme le gardien d’une prison. A l’affût du moindre bruit, du moindre geste, de la moindre petite preuve que l’être aux longs cheveux ébène était sans danger… Car il doutait désormais. Raphaël accordait souvent sa confiance à qui savait en faire bon usage. Mais la froideur de Leïn avait piqué sa curiosité dans le mauvais sens. Et le fait qu’il semble ne pas vouloir rester au village était encore plus étonnant… Peut-être devrait-il en faire part à Aya dés la première heure.

Sa paume se souleva et il la passa sur son visage, soupirant à nouveau. Il n’avait jamais été très social. Sa haute stature imposait d’elle même le respect et l’empêchait donc de jouer un rôle, de finer ses attitudes, d’amadouer son « ennemi ». Raphaël n’était pas un gros balourd qui jouait de ses muscles à tout bout de champs… non, certainement pas. Il était plutôt de ceux qui observaient le monde à la recherche de leur place, en silence, avec un but bien précis mais toujours envahi d’une solitude telle qu’ils restaient solitaires éternellement.

Ça ne l’avait jamais dérangé.

Jusque là à vrai dire car il ne savait pas vraiment quelle attitude adopter. Des questions se bousculaient dans son esprit :

« Qui était Leïn ? Pourquoi était-il ici ? Pourquoi voulait-il repartir si ce n’est pour glaner des informations sur Tsubame ! »

Tssss… Il devait arrêter de réfléchir pendant quelques minutes !

Raphaël ferma les yeux deux secondes… mais les rouvrit aussitôt. Il avait entendu un bruit venant de la chambre à coucher. Le bruit du lit dont les lattes se tordent, comme si l’on se levait.

Le Tsurugi se redressa sur son fauteuil et garda les yeux rivés sur l’ouverture de la porte. Des bruits de pas, nus, légers, rapides… et suivit très vite par le bruit du bois qui s’ouvre, une feuille qui est déplacée, un objet glissé sur le côté… Ses sourcils se froncèrent à nouveau et son regard se fit plus noir. Les sens d’un Tsurugi étaient par nature exacerbés, ils avaient un sens du camouflage développé et savait reconnaître les sons et les bruits qui les entouraient ce qui faisaient d’eux des guerriers émérites.

Leïn était tout simplement en train de fouiller dans ses affaires.

Les pensées de Raphaël se bloquèrent instantanément. Il se leva discrètement et s’approcha de la porte, ses yeux gardant un air dur et sec qui ne lui ressemblait pas. Vêtu en tout et pour tout d’un simple pantalon de lin, il enfouit une de ses mains dans une poche et de l’autre poussa la porte de la chambre qui s’ouvrit lentement. Leïn était debout devant lui, les cheveux en broussaille lui retombant en cascades sur les épaules et l’air… fatigué. Tiens donc.

Le tsurugi ne dit pourtant rien. Il se contenta de le regarder, des pieds à la tête, avant de porter son regard sur la chambre, sans poser de question. Il fit un pas en avant, observa à nouveau le Mahô et s’approcha du petit bureau à deux tiroirs, ses yeux glissant sur la liasse de papiers qu’il avait laissés là. Des donations, des factures, des devis personnels qu’il ne savait pas réellement ranger et qu’il laissait un peu partout. Il en prit une et fit comme s’il la lisait pendant deux secondes, un silence pesant s’installant entre eux, puis la reposa et tilta discrètement.

Ses deux mains maintenant dans les poches, il regarda à nouveau le Mahô.

- Bien dormi ? Dit-il d’une voix neutre.

Il le contourna et alla ouvrir la fenêtre pour laisser entrer un peu la fraîcheur dans la pièce, rassemblant ses pensées une à une.

- Tu as l’air plus reposé, tes traits sont moins tirés. Oh, ça ne te dérange pas… si je te tutoies ?

Sans attendre de réponse, il ouvrit le tiroir de vêtements et prit une tunique blanche et un pantalon assorti avant de les lui tendre.

- Je ne sais pas s’ils t’iront mais si tu veux prendre une douche, essaye les en sortant. La salle d’eau est juste derrière toi.

Sans plus un mot il s’avança pour sortir de la chambre.

- Je vais préparer quelque chose à manger pour que tu reprennes des force et…

Il se retourna, et ses yeux clairs fixèrent ceux verrons du jeune homme. Son regard était aussi perçant que des lames.

- La carte du village que tu as prise, tu peux la garder. Elle te servira pour te repérer et je connais les lieux par cœur.

Silence. Il voulait que Leïn sache qu’il l’avait entendu, qu’il sache qu’il n’était pas aussi idiot qu’il semblait le croire.

- Mais si tu as besoin de quoique ce soit, demande-moi plutôt. Nous parlerons après.

Sur ce, il sortit et se dirigea vers la cuisine.
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Leïn Engi
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MessageSujet: Re: Hooked_ [pv Raphaël]   Lun 14 Déc - 22:08

LeÏn sentit son pou s’accélérer. Le regard que Raphaël posait sur lui était tout simplement imposant. Il se surprit à vouloir reculer mais dissipa bien vite cette idée puérile. Il n’était pas un enfant. Et puis, comment aurait-il pu savoir pour son.. Méfait. Il suivit le Tsuguri du regard alors que celui-ci arpentait la pièce, à l’affut. Leïn s’en serait presque sentis vexé. Il avait tout de la personne qui espérait prendre un voleur la main dans le sac. Oui. Il aurait pu s’en sentir vexé si ca avait été faux. Le fait est qu’il sentit presque le sang pulser dans ses veines avec force, impitoyablement et douloureusement : Raphaël se dirigeait droit vers le tiroir qu’il avait fouillé. Il prit l’air le plus décontracté qu’il pu : c'est-à-dire, le plus neutre et l’air de ne pas y toucher, vaguement ennuyé.

Il tenta pitoyablement de maîtrisé sa respiration alors que Raphaël regardait les mêmes papiers que lui, a quelques minutes d’intervalles. Il était définitivement pris. Son visage pâlit un peu plus. Il s’imaginait déjà froidement exécuté sur une place publique en centre ville ou pourrissant dans un cachot du village, ils devaient bien avoir ca n’est ce pas ? Avec de la chance on lui donnerait le choix sur sa future mort et on ne le torturerait pas trop.
Le silence était palpable, l’ambiance lourde rendait l’air irrespirable et Leïn eu presque peur de s’évanouir étouffer. A la place il ne fit que sursauter légèrement au son de la voix :

- Bien dormi ?

La voie n’avait aucune intonation. Il releva les yeux qu’il ne se rappelait pas avoir baissé sur la haute stature du Tsuguri, torse nu devant lui. D’ailleurs que faisait-il torse nu ? Les gens d’ici ne connaissait-il pas la décence ? si Leïn en avait eu la capacité, il s’en serait senti gêner. Mais non.

Qu’attendait-il donc pour simplement lui sauter dessus et tenter de lui briser la nuque ou de le bâillonner et l’emmener aux autorités compétentes –si tant soit peu que quelqu’un de compétant ait élu domicile dans ce fourbié-. L’état de stresse intente dans lequel il se trouvait lui hota toute possibilité de réponse : il était juste incapable de trouver quelque chose d’adéquat à dire. De toute façon sa surprise était trop grande. Il suivit sans vraiment s’en rendre compte la silhouette aller ouvrir une fenêtre, laissant l’air un peu froid s’engouffrer dans la pièce et faisant virevoltée quelques unes de ses mèches noires.

Tout ca n’était rien comparé a l’état d’ébahissement dans lequel le plongèrent les paroles qui suivirent. Le tutoyé ? Le.. Tutoyé ? Il fut certain que sa surprise était visible sur son visage. Les yeux légèrement écarquiller, les lèvres entrouvertes, il ne pu que saisir sans trop comprendre les vêtements que lui tendait Raphaël.

Les paroles qui suivirent n’eurent pas plus de réponses que précédemment. Le corps entier de Leïn se tendait. Il savait qu’il n’y avait pas assez d’électricité dans l’air si jamais il en avait besoin, et, pour la première fois depuis longtemps, il se sentit faible.

- La carte du village que tu as prise, tu peux la garder. Elle te servira pour te repérer et je connais les lieux par cœur.

Ses yeux se fixèrent dans le regard dangereux du Tsuguri et son cœur loupa un battement. Qu’est ce que cela voulait dire ? Il ne pu que regarder l’homme quitter la pièce, les mains serrer sur les vêtements qu’il lui avait donné.

Les explications allaient être laborieuses. Il en était certain.

Et le Mahô resta un moment debout, au milieu de la pièce à fixer la porte que Raphaël venait d’emprunté. La gardien semblait finalement plus perspicace qu’il ne le pensait. Il serait maintenant pratiquement sûr de ne pas avoir sa confiance absolue. Du moins pas avant un moment. Il fallait qu’il frappe fort pour acquérir celle-ci. Et ce qu’il avait actuellement dans la poche pourrait l’y aider. Une carte n’est ce pas ? un sourire peu amène franchit ses lèvres. Exact. Mais pas que. Le Tsuguri aurait mieux fait de faire un inventaire un peu plus complet. Il sortit de sa poche les deux morceaux de papiers : la carte de Tsubame. Et l’inventaire du nombre de gardiens protégeant la ville. Peut être que ces deux papiers allaient contribuer à gagner cette confiance. Confiance qui lui était nécessaire pour avoir le champ libre. Et pour cela, il devait essayer de creuser au plus profond de lui-même. Ce n’était pas gagner.

Il prit la directement de la salle de bain, ses pieds l’y menait presque automatiquement. Il pu bientôt dégourdir son corps endolori sous l’eau brulante après s’être délester de sa propre tunique dans un coin de la salle de bain.

Ce ne fut qu’une bonne demi-heure plus tard que Leïn franchit la porte de la cuisine. La tunique ne lui allait certainement pas. Beaucoup trop grande, elle tombait presque complètement sur une de ses épaules, ce qui le gênait considérablement. Que ce soit au niveau de ses mouvements ou même de façon… pudique. Il avait du se résoudre à remettre son ancien pantalon noir. Il n’avait absolument pas le désir de se retrouver les jambes à l’air en portant celui trop grand que lui avait apporté le Tsuguri. Ne serait ce que d’imaginer une telle situation devant Raphaël lui donnait presque mal à la tête.

Leïn restait sur le seuil de la porte, les yeux fixé sur le Tsuguri qui s’affairait à cuisiner. Leïn fit attention à ne pas faire attention à la bonne odeur que diffusait la cuisine, cela n’avait aucune importance. Il se contenta de fixer Raphaël, les cheveux encore dégoulinant d’eau. Il devait commencer maintenant à se tenir à carreau ou ca ne marcherait jamais. C’était maintenant où jamais.

- Je suis désolé..

Il n’y avait pas besoin de préciser que ses mots lui écorchaient littéralement la bouche. Il fit cependant l’effort de le cacher mais ne pu cependant rien pour avoir l’air un tant soit peu contrit. Le fait est que Raphaël n’avait toujours pas daigné remettre une chemise : Leïn ne pouvait simplement pas se résoudre à regarder autre chose que son visage, ce qui était incroyablement inconfortable. Le Mahô n’avait pas eu cette sensation depuis des lustres, celle de se sentir. Petit. Et c’était.. Désagréable.

- Je n’aurais pas du fouiller. Encore moins te dérober cette carte.

Inventant au fur et à mesure, l’exercice était d’une rare difficulté.

- Je n’ai… aucune explication.

Il s’en serait giflé mentalement. Il devait fournir une explication.

- J.. j’étais curieux et. Je veux dire..

Arrêter de bafouiller lamentablement serait un excellent début. Un petit soupire à fendre l’âme pour agrémenter son pathétique discours lui semblait nécessaire :

- Je n’ai pas l’habitude. Les Mahô n’ont jamais été des gens très… loquaces. J’ai du apprendre à me débrouiller comme je peux. Je n’ai pas l’habitude de penser au fait que les gens d’ici peuvent simplement.. me rendre service.

Il trouvait avoir plutôt bien réussis. Seuls ses orbes verts et gris semblaient ne pas vouloir coopérer. Jamais Leïn ne pourrait avoir un regard autre que le reflet de ce qu’il était : vide.

[ T___T désolée pour le temps de réponse ! c'était ma semaine de partiels x____x je suis impardonnable °bisous° ]
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