燕 Tsubame, le village invisible
|| Bienvenu cher Invité ||
Voici un village où doit régner la paix... mais ce n'est qu'en surface. Car ses détracteurs se font de plus en plus nombreux. Incarnez un magicien [Mahô], un guerrier [Tsurugi], un animorphe [Yajû] ou un druide [Heiwa] et choisissez votre alignement: partisan du village de Tsubame ou affilié à votre clan d'origine et donc espion infiltré.

Le forum renaît tout doucement et a besoin de vous ^^


Forum RPG Yaoi-Yuri
 

Partagez | 
 

 L'étranger des plaines [Aya Yamamoto]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Ren Fujiwara
Tsurugi 剣 ~ Gardien de prison ~
avatar

Nombre de messages : 17
Age : 30
Localisation : Rôde près des cellules, à la recherche d'un prisonnier à tourmenter.

Feuille de personnage
Petit(e) Ami(e): Coeur à prendre
Arme/Pouvoir: Couteau à cran d'arrêt
Objets acquis (missions/contrats/etc):

MessageSujet: L'étranger des plaines [Aya Yamamoto]   Mar 17 Nov - 0:13

Encore une fois, le jour laissa place à l'obscurité. Ce soir, le jeune Tsurugi eut le droit à une nuit de demi-lune, une nuit tout bonnement glaciale. Là haut dans le ciel, les étoiles semblaient le narguer en brillant inlassablement telles des feux de joie. Le grand brun, dont la douleur le tiraillait à chaque pas, du faire appel à toute sa volonté pour ne pas s'effondrer à terre et sombrer dans l'inconscience.

Exténué et à bout de souffle, il se résigna enfin à se séparer de son armure carmin et de ses lourdes armes qui le ralentissaient trop. A contre cœur, il les abandonna au pied d'un arbre avant de reprendre son éreintante progression à travers le royaume. Il avait pourtant bien suivi les indications de ce vieux fou, et devait être maintenant à une trentaine de lieux du château. Toutefois, ce satané village refusait de se dévoiler à ses yeux.

Voilà maintenant trois jours qu'il avait épuisé son stock de vivres et qu'il ne se sustentait plus que d'eau et de racines. Autant dire que cela ne représentait quasiment rien pour un guerrier Tsurugi, dont le régime alimentaire se compose en tout et pour tout de viandes fraîches.

Bataillant pour garder les yeux ouverts, il entendit soudain des bruissements dans les feuillages précédé d'un hennissement de cheval. Marchant péniblement dans cette direction, il aperçut une forme noire à travers les feuilles des arbres et se rapprocha de l'homme sur sa monture, d'un pas claudiquant et traînant. Ren voulut l'apostropher afin de quémander son aide mais aucun son ne franchit ses lèvres. Mis à part un bref gémissement déchirant et guttural qu'il laissa échapper avant de s'écrouler au sol, à quelques pas de l'inconnu.

_________________

Would you love a monsterman ?
Could you understand beauty of the beast ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aya Yamamoto
Yajû 野獣 ~ Grand Conseiller ~
avatar

Nombre de messages : 234
Age : 30
Localisation : Derrière toi... en train de surveiller le moindre de tes faits et gestes

Feuille de personnage
Petit(e) Ami(e): Coeur de velour dans un écrin de pierre
Arme/Pouvoir: Se transforme en petit chat noir à pattes blanches / Un katana et un Wakizashi
Objets acquis (missions/contrats/etc):

MessageSujet: Re: L'étranger des plaines [Aya Yamamoto]   Mer 18 Nov - 0:58

Tamaya lâcha la bride de son cheval l'espace de quelques secondes afin de refermer le col mao sur son cou, l'air frais lui glaçant la peau comme autant de lames aiguisées. Il n'avait pas prévu qu'il fasse aussi froid, la journée ayant été des plus douces mais après tout, ça ne l'aurait pas empêché de sortir comme il l'avait fait... un peu comme un traître ou un fugitif.

Une nouvelle idée que les conseillers jugeraient sans doute stupide s'ils venaient à l'apprendre. Un capitaine n'abandonne jamais son navire! N'est-ce pas là la devise de tout chef qui se respecte? Aya la connaissait bien et se devait de la suivre. Mais ce soir, ou plutôt cette nuit, il n'avait plus voulu être le chef du village, il avait juste voulu laisser de côté quelques unes de ses responsabilités et avait pris place sur la selle de sa jument à la robe d'ébène avant de passer discrètement les portes de Tsubame. Cela n'avait pas été difficile d'envoyer les deux gardiens des tours vérifier les écuries et passer la frontière et la barrière magique qui rendait le village invisible, peu avant qu'ils ne reviennent bredouille et ne trouvent plus personne.

Il voulait simplement faire un tour des environs. Ses sabres à la ceinture le protégeraient en cas de mauvaises rencontres et son flair de félin le préviendrait facilement du danger.

Les arbres seraient ses ombres et les feuillages ses murailles.

Tamaya avançait donc au trot, reprenant en main la bride de sa jument qui hénissait doucement, le bruit des sabots étouffé par la terre humide. D'ici il ne pouvait pas réellement voir le ciel ou juste quelques uns des points brillants que constituaient les étoiles. Il réfléchissait tout en restant aux aguets. Les temps devenaient de plus en plus rudes. Le village était de plus en plus menacé. Ils étaient retranchés entre des murs invisibles qui ne les protégeaient plus vraiment des menteurs et des fourbes.

Tsubame devenait faible juste de part son statut de refuge...

Mais pour l'heure, Aya n'avait pas de solution. Même s'il allait lui falloir en trouver une rapidement.

Il soupira doucement. La fatigue et la pression se relâchant un peu de ses frêles épaules... soupire qu'il stoppa soudainement, levant le menton à un bruit suspect venant de sa droite.

Craquement de branches mortes, remous de feuillages... il n'était pas seul sans nul doute. Un bruit de halètement, une respiration drue et lourde vint à son oreille... un humain.

Le Yajû tira un peu sur la bride et fit ralentir la jument, puis appuya ses talons sur les étriers pour se redresser légèrement au dessus de la tête de sa monture... ses yeux s'agrandirent alors à la vue d'une silhouette longue et grande qui émergea des fourrés... un râle incompréhensible fut émit, et elle s'écroula à quelques mètres des sabots qui stoppèrent net.

C'était un homme à première vue... épuisé.

Aya fronça les sourcils et tira la bribe pour que la jument se cale sur la droite et qu'il puisse mieux voir l'être à terre. Descendre? Non pas de suite! Il regarda aux alentours, toujours autant aux aguets, une de ses mains posée sur le manche de son katana, prête à l'ôter de son fourreau au moindre bruit.

Sa première pensée fut: "guet-apens". La jument hénit plus fort et il la calma d'un coup de main léger. Son regard se baissa alors à nouveau vers la masse au sol.

- ....

Il avait ouvert la bouche pour dire quelque chose... mais honnêtement Aya était loin d'être doué pour ce genre de chose. Il grimaça légèrement et se décida enfin. Il lâcha corde et posa la main sur le flanc du cheval avant de s'appuyer et de mettre pieds à terre. D'un geste rapide, il sortit son wakizashi, gardant son katana dans son fourreau, et s'approcha de l'homme à pas prudent.

Arrivé à sa hauteur, il s'accroupit, les sens toujours en alerte, et porta la lame au cou de l'inconnu, ainsi qu'une main qu'il posa sur son épaule.

Première constation... l'homme était gelé. Sa respiration était courte. Aya abaissa le visage et glissa sa main de l'épaule vers le cou, puis vers le visage et le front. Les cheveux de l'inconnu était mouillés, sans doute par la sueur qui recouvrait sa peau d'une fine pellicule. Il écartait quelques mèches quand un éclat de lumière lunaire lui fit mieux entrevoir ses traits... durs, fins... épuisés.

Le Yajû écarta alors un peu la lame de son wakizashi et murmura d'une voix sèche.

- Qui es-tu?

... Question stupide. Mais il n'allait pas lui accorder son aide sans avoir écarter de dangers. Et si l'inconnu ne répondait pas, alors il aviserait. Il avait de quoi l'attacher dans son sac si besoin était.

_________________
貴方が神を望むなら私が貴方の神になる...

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ren Fujiwara
Tsurugi 剣 ~ Gardien de prison ~
avatar

Nombre de messages : 17
Age : 30
Localisation : Rôde près des cellules, à la recherche d'un prisonnier à tourmenter.

Feuille de personnage
Petit(e) Ami(e): Coeur à prendre
Arme/Pouvoir: Couteau à cran d'arrêt
Objets acquis (missions/contrats/etc):

MessageSujet: Re: L'étranger des plaines [Aya Yamamoto]   Mer 18 Nov - 16:15

Ren attendu ce qu'il lui paru une éternité avant que l'homme ne daigne venir à sa rencontre. Durant ce laps de temps, il ressentit un douloureux nœud à l'estomac qui n'avait, cette fois-ci, rien à voir avec la faim. Il eut peur un instant que le cavalier l'ignore et ne tourne les talons, sans lui porter assistance. Car même si le jeune Tsurugi était arrogant comme pas deux, il connaissait néanmoins ses limites et savait pertinemment qu'il ne tiendrait pas jusqu'à l'arrivée hypothétique d'un autre voyageur errant.

Plongé à mi-chemin entre conscience et inconscience, il l'entendit cependant s'approcher de lui à pas lent, puis sentit sa présence tout près. Ce fut la sensation d'une lame glaciale plaquée fermement contre son cou qui lui fit rouvrir les yeux, même si cette dernière n'avait toutefois pas meurtrie sa chaire. Dans la pénombre, il distingua les traits d'un jeune homme penché sur lui, qui semblait pour l'instant peu enclin à le secourir. Ren le regarda l'observer froidement tandis qu'il sentit la main chaude de l'inconnu s'aventurer vers son cou, son visage, avant de terminer sa course à son front où elle le débarrassa de ses mèches de cheveux trempées, collées contre sa peau moite.

A ce contact, le fier Tsurugi voulut se dégager de son emprise mais la lame du wakizashi et la souffrance physique qu'il ressentait l'en dissuadèrent. Une faible plainte traversa ses lèvres tandis qu'il tourna la tête de côté afin de ne pas croiser le regard de l'étranger. Gesticuler lui faisait mal, cela intensifiait la douleur latente de ses vilaines blessures qu'il avait pourtant pansé du mieux qu'il avait pu.

Au moment où il voulut refermer les yeux pour céder au sommeil comateux qui l'appelait, l'inconnu brisa le silence de sa voix.

« Qui es-tu ? »

Ren pensa l'ignorer un instant car la tentation de fermer les yeux était grande mais il se trouvait en terre hostile et devait y mettre un minimum du sien afin d'être tiré d'affaire. De plus, il avait déjà préparé son beau discourt larmoyant en prévoyance de son arrivé à Tsubame, cela aurait été tout à fait regrettable de ne pas le réciter devant cet étranger. Fermant les yeux une fraction de seconde, il inspira profondément avant de lui répondre dans un quasi murmure, la respiration saccadée.

« Je m'appelle Ren. Ren Fujiwara. J'ai. Besoin de ton aide... La garde royale est à mes trousses. Sa majesté tsugurienne veut me faire assassiner.... Moi, et plusieurs de mes compagnons. Car nous avons osé nous dresser contre ce tyran. »

Le souffle toujours haletant, l'espion implora l'inconnu du regard tout en se mordant imperceptiblement la langue avec ses canines affutées afin de cracher un filet de sang en grimaçant atrocement.

D'une main tremblante, il agrippa la veste du jeune homme en sanglotant violemment.

« Je t'en prie, aide-moi ! »

_________________

Would you love a monsterman ?
Could you understand beauty of the beast ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aya Yamamoto
Yajû 野獣 ~ Grand Conseiller ~
avatar

Nombre de messages : 234
Age : 30
Localisation : Derrière toi... en train de surveiller le moindre de tes faits et gestes

Feuille de personnage
Petit(e) Ami(e): Coeur de velour dans un écrin de pierre
Arme/Pouvoir: Se transforme en petit chat noir à pattes blanches / Un katana et un Wakizashi
Objets acquis (missions/contrats/etc):

MessageSujet: Re: L'étranger des plaines [Aya Yamamoto]   Jeu 19 Nov - 13:15

Aya entendit un grognement de douleur. Visiblement, l'inconnu était encore plus mal en point qu'il ne le laissait voir. Sa main se recula du front mais son épée resta dans la même position, sans toutefois toucher le corps. Il se pencha pour mieux le voir et se redressa pour fouiller dans la poche intérieure de son long manteau noir.

C'est là que la voix de l'inconnu vint à ses oreilles, grave et tremblante, si basse qu'il dut se pencher à nouveau pour saisir chaque mot. Aya fronça à nouveau les sourcils, en proie à un doute certain, malgré la vision qu'il avait sous les yeux. "Sa majesté Tsurugienne?" C'était la première fois qu'il entendait parler de celui qui était à la tête du clan guerrier de façon aussi loyal, même si le mot "tyran venait après. Et oui il doutait encore! Il avait toujours été comme cela... Petit on lui reprochait d'être trop distant et de ne jamais faire confiance à 100% même si on lui tendait une preuve de loyauté sous le nez comme un bout de fromage.

Cette attitude l'avait sauvé plus d'une fois. Mais l'avait aussi contraint à rester seul.

Sa main sortit de sa poche un objet rond d'un diamètre d'à peu près 1 centimètre qu'il frappa doucement sur le talon de sa chaussure. Une vive lumière blanche en sortit d'un coup, puis s'amenuisa pour lui donner la clarté dont il avait besoin sans attirer l'attention sur eux.
Un objet très pratique que lui avait confié un de ses "amis" prêtres.

Aya attacha alors la bille à son col mao (adhésive en plus!) et écarta son wakizashi pour passer sa main sous le bras du dit Ren Fujiwara avant que celui ci n'agrippe sa veste pour sangloter.

Il ne broncha pas pour autant, plongeant son regard bleuté dans le noir de son vis à vis, sondant ses dires comme il le pouvait. En apparence, Aya semblait aussi indifférent que les rochers ou les arbres qui les entouraient. Mais on pouvait l'avouer... si c'était de la comédie, ce Ren était des plus habiles car... Sans dire un mot, le Yajû posa sa main sur celle qui tenait sa veste et fit pression dessus pour lui intimer de le lâcher. Il le regarda encore un instant, puis pencha la tête et appuya son regard.

- Allonge toi, dit-il d'une voix qui n'autorisait aucune réponse négative, je vais t'aider mais avant tu vas devoir te calmer.

La garde royale était à ses trousses? Il devait les avoir semer, car Aya n'entendait aucune courses de chevaux, aucun feuillage brisé. Et on pouvait lui faire confiance, il connaissait assez bien la forêt pour que ses sens de félin ne le trompent guère.

Son wakizashi fut remit dans son fourreau rapidement tout en restant aux aguets pour en ressortir aussi vite, et de son autre main libre, Aya fit pression sur le torse de Ren pour qu'il s'allonge. Il allait vérifier ses blessures en premier lieu pour savoir s'il était transportable.

- Allonge toi, répéta-t-il de façon plus sèche. Où sont tes compagnons?

_________________
貴方が神を望むなら私が貴方の神になる...

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ren Fujiwara
Tsurugi 剣 ~ Gardien de prison ~
avatar

Nombre de messages : 17
Age : 30
Localisation : Rôde près des cellules, à la recherche d'un prisonnier à tourmenter.

Feuille de personnage
Petit(e) Ami(e): Coeur à prendre
Arme/Pouvoir: Couteau à cran d'arrêt
Objets acquis (missions/contrats/etc):

MessageSujet: Re: L'étranger des plaines [Aya Yamamoto]   Ven 20 Nov - 11:04

L'inconnu sortit d'une de ses poches, une étrange pièce lumineuse qu'il fit tenir à son col, tel un bouton décoratif afin d'avoir les mains libres. Intrigué par cette bizarrerie, Ren regarda silencieusement l'objet avec une curiosité mêlée de convoitise. Jamais au château, il n'avait vu pareil chose.

Puis le Tsurugi sentit la main du jeune homme se poser sur la sienne afin de lui faire lâcher prise, chose qu'il fit en feignant une fausse réticence. Son attitude agaça néanmoins Ren, qui n'arrivait pas à percer ses intentions. Ce dernier réussissait seulement à lire de l'incertitude malgré l'étonnante placidité de son visage.

D'ailleurs comme pour juger de sa bonne foi, l'étranger plongea son regard dans le sien, comme si la réponse se trouvait dans les profondeurs de ses yeux noirs onyx. Souriant intérieurement de la naïveté de l'inconnu, Ren fit de même et le regarda avec de grands yeux remplis de larmes et de douleur, où subsistait toutefois un infime espoir. Celui d'être secouru par une âme charitable.

Probablement satisfait par ce qu'il y vu, le jeune homme lui ordonna de s'allonger et de se calmer.
Ren stoppa progressivement ses sanglots et retrouva une respiration quasi normale lorsque l'étranger après avoir vérifié à nouveau qu'ils étaient seuls, lui redemanda plus fermement de s'allonger.

Obtempérant, il s'exécuta et s'étendit de tout son long sur le sol humide tout en se préparant aux inévitables questions qui allaient suivre.

«Où sont tes compagnons?»

«Je... Je l'ignore.» lui avoua le blessé, la voix tremblante d'émotion contenue.

«Nos poursuivants avaient des chevaux et filaient sur nous à toute vitesse. Nous nous sommes éparpilliez à travers bois, et... Je me suis caché dans un fossé que j'ai recouvert de feuilles mortes. Les cavaliers sont passés tout près de moi, mais sans me voir pour pourtant.» Une larme glissa sur sa joue tandis que le fugitif releva vers le jeune homme, un visage défiguré par la peine et le remord.

«Je suis resté terré là, comme un couard, même lorsque j'ai entendu les cris de détresse et d'agonie de mes compagnons. Mais qu'aurais-je pu faire ?»

Il s'essuya rageusement la joue d'un revers de la main avant de soulever son haut terreux et maculé de sang, lui dévoilant son torse parcouru de bandages sanglants appliqués maladroitement avec les moyens du bord.

«Notre bon roi n'aime pas être contredit...» lui annonça t'il sombrement en esquissant un triste sourire.

Intérieurement, le guerrier Tsurugi se félicita de s'être séparé de son imposante armure et de ses armes tachetées de sang Heiwa. Sa comédie, à coup sûr, aurait été bien moins crédible. Pour autant, il ne voulait pas faire une croix dessus. Si aucun voyageur n'avait eu la stupide idée de s'approprier ses biens, il serait toujours temps de revenir plus tard les récupérer.

_________________

Would you love a monsterman ?
Could you understand beauty of the beast ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aya Yamamoto
Yajû 野獣 ~ Grand Conseiller ~
avatar

Nombre de messages : 234
Age : 30
Localisation : Derrière toi... en train de surveiller le moindre de tes faits et gestes

Feuille de personnage
Petit(e) Ami(e): Coeur de velour dans un écrin de pierre
Arme/Pouvoir: Se transforme en petit chat noir à pattes blanches / Un katana et un Wakizashi
Objets acquis (missions/contrats/etc):

MessageSujet: Re: L'étranger des plaines [Aya Yamamoto]   Ven 20 Nov - 13:43

L'homme qu'il avait en face de lui était d'une carrure assez imposante... Les épaules larges, les traits tirés mais prononcés, la taille haute, et l'on pouvait facilement deviner la force qui devait émaner de tout son corps. Bref, une allure qui contrastait vivement avec les yeux tristes et brillants de larmes que le Yajû avait sous les yeux. Ce qui renforça sa méfiance. De ce qu'il avait pu apprendre au village depuis son enfance, rares étaient les Tsurugi qui laissaient entrevoir leurs sentiments de la sorte. Ce peuple était fier et préparé au combat et aux aléas de la vie depuis leur plus jeune âge... Ren semblait être l'exception.

Enfin, bien entendu, Aya savait très bien aussi que les Tsurugi étaient des êtres vivants comme les autres, capable de ressentir la tristesse autant que leurs prochains, surtout en de pareilles circonstances. Et malgré lui, le jeune Yajû ressentit une légère pointe au cœur lorsqu'il l'entendit parler de ses compagnons.

Les yeux baissés, il examinait les bras et les jambes du guerrier, cherchant la trace de la moindre blessure qui l'empêcherait de se déplacer, le remerciant silencieusement de s'être allongé.

"Mais qu'aurais-je pu faire?"

Il ne répondit pas à sa question. Ce n'était pas son rôle de consoler ou de rassurer. Et la situation n'était pas encore propice à cela.

Ses yeux s'écarquillèrent alors sur les bandages de fortune recouvrant le torse de l'homme. Des bandelettes sales et maculées de sang qui ne devaient qu'engager à l'infection. Aya soupira doucement et releva les yeux vers ceux du Tsurugi, remarquant la larme qui avait coulé. D'une voix monocorde et un peu plus douce, il dit alors:

- Mais tu es en vie. Tiens toi à cela au lieu de pleurer. Peu de gens ont cette chance.

Il détourna les yeux et se releva pour prendre une gourde. Il souleva aussi la selle de sa jument et prit le tissu de toile grise et épaisse qui la recouvrait. Il s'approcha à nouveau du Tsurugi et lui prit le bras pour lui demander de se rasseoir afin de lui glisser la toile sur les épaules et le réchauffer.

Il lui tendit ensuite la gourde.

- Bois un peu. Après nous partirons d'ici.

Il le regarda afin que ce soit clair et qu'il n'ait pas plus à détailler les raisons: "le danger de se retrouver ici, ses blessures à soigner..." De plus, Ren semblait épuisé et mort de faim vu ses traits tirés.

Aya n'avait donc plus le choix. Il croyait au récit du guerrier, c'était aussi son devoir et il ne se voyait plus refuser l'hospitalité de Tsubame. Mais il le garderait à l'œil. Le temps qu'il faudra. Dès leur arrivée au village, si elle se faisait sans encombres, le jeune chef saurait quoi faire.

Il se releva à nouveau et ouvrit sa veste noire avant de l'ôter d'un geste rapide. Il en recouvrit alors le dos du cheval et remit la selle en place pour évite que celle-ci ne la blesse.

- Où comptiez-vous vous enfuir toi et tes compagnons? Vous ne vouliez tout de même pas vous cacher éternellement dans la forêt...?

_________________
貴方が神を望むなら私が貴方の神になる...

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: L'étranger des plaines [Aya Yamamoto]   

Revenir en haut Aller en bas
 
L'étranger des plaines [Aya Yamamoto]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Commémoration de la bataille des Plaines d'Abraham
» les plaines verdoyantes
» Hijou, Petit Sram né dans les Plaines de Cania.
» [CXL] Rock Bird-City : Entre plaines et montagnes
» Trouver un travail d'agent de trafic à l'étranger ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
燕 Tsubame, le village invisible :: # L'extérieur # :: Les Plaines du Sud-Ouest-
Sauter vers: