燕 Tsubame, le village invisible
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Voici un village où doit régner la paix... mais ce n'est qu'en surface. Car ses détracteurs se font de plus en plus nombreux. Incarnez un magicien [Mahô], un guerrier [Tsurugi], un animorphe [Yajû] ou un druide [Heiwa] et choisissez votre alignement: partisan du village de Tsubame ou affilié à votre clan d'origine et donc espion infiltré.

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 Ephrem Lewis

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MessageSujet: Ephrem Lewis   Ven 29 Fév - 3:12

Prénom : Ephrem

Nom : Lewis

Surnom :
N’en possède pas.

Age :
21 ans

Sexe :
Masculin

Sexualité :
Homosexuel

Clan d'origine :
Clan Yajû

Si du Clan Yajû :
Ephrem possède une petite tache de chat des sables au creux de sa main droite, il se transforme donc en petit chat des sables.

Histoire :
Tout commença comme un conte de fée. Un Haiwa et Une Yajû ? Impensable ! C’est pour cela que le couple vivait caché de tous, survivant d’amour et d’eau fraîche, filant le parfait amour comme l’on en rêve à 20 ans. Ils avaient pour projet de rejoindre Tsubame, pour cela ils s’étaient enfuis, traversant forets et campagnes dans une direction approximative, le nord.
Ils comptaient vivre heureux. C’était très simple, en apparence, et la crédulité de leur jeunesse ne leur laissait entrevoir toute l’ampleur de la tâche. Ils croyaient que cela était facile, qu’il suffirait de se laisser porter par les vagues de l’existence, et pourtant leur rêve, car toute bonne chose à une fin, ne se réalisa pas.


Tout était pourtant si bien parti ! Peu après leur arrivée au village, car finalement ils le rejoignirent, Satine reçu le plus beau cadeau du monde, une petite fille. Ne partageant que partiellement sa joie, le jeune père éprouva soudain quelques remords à avoir trahi son clan. Après tout il avait abandonné sa famille, sa patrie alors qu’il savait très bien qu’on avait besoin de lui là-bas. Certes, il aimait Satine plus que tout au monde, mais est-ce que son amour à elle était aussi fort que le siens ? Peu à peu, un sentiment de culpabilité emplit son cœur bien qu’il n’en laissa rien paraître. Cette idée l’obséda pendant six ans.

De son coté, Satine, vivant dans le bonheur, choyait et chérissait sa fille : Nahima. Elle lui apprit tout ce qu’une femme se devait de savoir. Elle poussa son compagnon à lui apprendre le secret de la Nature, lui, Haiwa, qui la comprenait si bien. Nahima reçut donc tout l’amour de ses parents, et studieuse, elle maîtrisa bien vite toutes les initiations qu’elle avait reçues. La mère louve, trop aveuglée par cette joie soudaine, ne se rendit pas compte que son ami se faisait de plus en plus distant jusqu’au jour fatidique.

Ce jour fatal, donc, arriva un beau matin de printemps. Les bourgeons frémissaient sous la rosée du matin, les faibles rayons du soleil propageaient une chaleur diffuse, et le couple, voulant profiter des premiers beaux jours avait décidé de déjeuner sur la terrasse. Nahima dormait encore. L’Haiwa décida d’annoncer la nouvelle résolution qu’il avait prise au cours de ces six dernières années. Il l’avait beaucoup mûri, et cette décision n’était sûrement pas prise à la légère. Mal à l’aise, il annonça maladroitement à sa femme son désir de partir. Il lui assura qu’il lui portait un amour sans borne ainsi qu’à leur fille, mais qu’il avait le mal du pays, qu’il préférait revenir chez les siens pour épouser une femme qui lui était promise.

Satine demeura froide et blême. Son cœur semblait s’être fissuré en d’innombrables morceaux de verres, et ils la blessaient autant qu’un couteau qui aurait plongé dans son ventre. Tandis que la flamme de leur amour se glaçait lentement, cet homme pour qui, elle voulait s’en persuader, elle n’éprouvait absolument plus rien boucla ses valises. Il était certain de se faire bien accueillir dans son clan d’origine, mais il se trompait. La naïveté avait encore une fois voilé son regard. Il devint le souffre-douleur de son village, et, honteux, n’osa pas retourner à Tsubame.


Satine, déchirée et blessée, subit une période où elle ne voulait voir absolument personne. Nahima n’avait que six ans, et elle fut bien obligée de grandir plus vite que les autres enfants. Elle fut recueillie par l’une des rares amies de la louve, car celle-ci en avait peu, se dévouant entièrement à sa famille. Par cette connaissance, Nahima trouva une sorte de substitut à sa mère et un petit point d’attache à cette enfance qu’on lui avait volée. Mettant un terme à sa période de léthargie, Satine recommença à sortir, mais elle ne daigna plus s’occuper de Nahima, trouvant la ressemblance avec son père bien trop frappante et douloureuse.

La jeune femme se perdit dans les plaisirs de la débauche pour occulter son chagrin.
Chaque soir, elle ramenait un homme à la maison, et sa fille, désormais seule, car la vieille femme qui s’occupait d’elle était décédée il y avait peu, s’endormait en songeant qu l’avenir serait meilleur.
Satine enchaîna donc aventures d’un soir sur aventures avec tous les hommes qui lui passait sous la main. Les pires propos étaient proférés à son sujet, mais la louve n’en avait cure, car elle en était arrivée à un point où son existence n’était plus que souffrance.

Dés les premiers mois suivant sa rupture, Satine tomba enceinte, mais cela elle ne le découvrit que le cinquième mois. Quand elle l’apprit, elle hurla de haine et de rage, consciente de sa déchéance. Nahima était sur le point d’avoir sept ans, mais elle en paraissait beaucoup plus tant sa maturité était grande. Plus que pour sa mère, elle s’inquiétait pour le bébé, et lorsque Satine se promit de tuer l’enfant à sa naissance, Nahima jura de s’en occuper et de le protéger.

Le jour de la naissance tant attendu d’une part et tant redouté de l’autre arriva enfin. Un petit garçon naquit, et puisqu’il fallait choisir un prénom, Satine décida de laisser le choix à Nahima. De toute façon, son espérance de vie ne serait pas bien grande. La petite fille décida qu’il s’appellerait Yanis. La « famille » put sortir rapidement de la maternité.

Sitôt rentré chez eux, Satine attrapa un couteau, comptant assassiner froidement ce rejeton indésiré. Elle ne connaissait même pas le père ! Mais le petit braillait, et Nahima criait, lui disait de ne pas lui faire de mal, et la mère ne se sentait pas assez courageuse pour planter cette arme dans le cœur nouvellement palpitant du garçonnet, comme l’avait fait il y avait environ sept ans de cela l’amour de sa vie dans son propre cœur. Relâchant l’arme en tremblant, Satine s’approcha de sa fille et déposa le nouveau-né dans ses bras frêles. Elle lui expliqua qu’il fallait maintenant qu’elle le considère comme son propre fils, qu’elle fasse ce qu’elle veut de lui, mais qu’elle-même, Satine, ne s’en occuperait jamais.

C’est ainsi que la petite fille, se transformant soudainement en maman, se détacha complètement des enfants de son âge pour grandir bien plus que mûrir, sans passer par le stade de l’adolescence.
Un an passa, et Nahima prit soin de Yanis, tant bien que mal, jusqu’à ce que sa mère tombe à nouveau enceinte. Cette dernière faillit faire une crise de nerfs, et ingurgita de grandes quantités d’alcool durant sa grossesse, mais rien à faire, le bébé s’accrocha et il naquit avec une santé de fer un jour d’octobre. Comme le premier, elle le laissa aux soins de Nahima qui le nomma Ephrem.
C’est ainsi que s’organisa la vie des deux frères, de pères inconnus, d’une mère dépressive et souvent absente, et d’une sœur prête à tout pour les sortir de cet enfer.

Ephrem adopta sa sœur comme son unique mère. Nahima se montrait à son égard ainsi qu’à celui de son frère des plus attentionnées et des plus affectueuses. Elle était tendre et douce, tachant de les protéger de cette mère alcoolique et dépressive qui, parfois, dans ses excès de folie, était des plus effrayante. Ayant compris que celle-ci ne voulait pas de lui, de sa sœur ainsi que de son frère, Ephrem ne l’a perçue jamais comme sa mère. Elle n’était rien d’autre qu’une personne, plus ou moins léthargique, vivant à côté d’eux, leur laissant à peine de quoi subsister. Nahima représentait, à ses yeux d’enfant, un modèle pour lui comme pour Yanis.

Leur soeur tachait d’égayer leur vie et de la rendre un peu moins monotone. N’ayant pas accès à l’école, car leur mère refusait de les y inscrire, Ephrem et Yanis furent éduqués par leur jeune mère. Elle leur apprenait à compter grâce aux haricots blancs qu’ils écossaient, ils l’aidaient à préparer le repas… Chaque journée se déroulait comme ça. Nahima leur transmettait un peu de son savoir, les divertissait, Yanis taquinait son frère et celui-ci le « boudait » toujours. Le soir venu, elle leur faisait prendre un bain et puis ils se rendaient tous les trois dans la chambre. Ils dormaient toujours ensemble, dans l’ancienne chambre de Satine et de l’amour de sa vie. Ils se glissaient sous la couverture, Nahima au milieu des deux frères qui se blottissaient automatiquement contre elle attendant patiemment comme chaque soir, qu’elle leur lise une histoire pour qu’ils puissent s’endormir.

Les années passèrent ainsi dans un bonheur précoce et éphémère, mais pourtant bien réel. Ils ne connaissaient personne, les enfants de leurs âges paraissaient trop immatures à leurs yeux. Ils étaient pourtant loin de l’être, enfin pour des enfants de cet âge-là. En réalité, c’était eux, ces trois enfants abandonnées, qui avaient dû grandir trop vite. Ils s’étaient donc renfermés, préférant garder leur distance. Tous trois ne sortaient que peu, pas plus que nécessaire, par peur d’être jugé sur les faits et gestes de leur abominable mère. Leur unicité leur suffisait.

L’année des treize ans d’Ephrem, Nahima tomba malade. Bien qu’ils réussirent à voir un médecin, celui-ci ne puit rien conseiller d’autre que du repos à la jeune fille. Celle-ci fut alors déchargée d’une grande partie de ses taches quotidiennes que ses deux frères se répartirent entre eux. Elle se reposa comme il lui avait été conseillé, mais cela n’eut pas beaucoup d’efficacité. Son état se dégrada lentement tout au long de cette année là. Elle finit par s’éteindre à l’âge de vingt-deux ans, laissant derrière elle ses deux petits frères, l’un de quinze ans, l’autre de quatorze.

La nuit suivant sa mort les deux frères n’arrivaient à dormir. Ils étaient tous deux allongés dans leur lit commun depuis tant d’années, mais pourtant celui-ci paraissait vide sans elle, leur sœur, leur maman. Le cœur lourd, aucun des deux n’osait briser le silence. Finalement, ce fut Yanis qui prit la parole, il voulait partir. Ephrem, ne sachant comment le réconfortait, lui demandait de rester auprès de lui, l’embrassa et se blottit dans ses bras. Cette nuit-là, ils parlèrent de tout et de rien, ils se rapprochèrent et firent le projet de partir le jour des dix-huit ans d’Ephrem, loin de cet endroit qu’il haïssait tout autant que leur mère, qu’ils tenaient pour responsable de la mort de leur sœur : Nahima.

Description physique :
Ephrem est un jeune homme à la peau pâle, paraissant aussi douce que de la soie. Ses cheveux brun foncé accentuent les deux joyaux gris, ses yeux en amande, aussi brillants que des diamants et pétillants de malice. Ils sont le reflet de son âme. Ses traits sont fins et il a une silhouette mince et légèrement musclée. Sa garde-robe reste très simple et sobre, elle est essentiellement composée de jeans bleus, de chemises, de pulls et de T-shirt blanc et noir, parfois beige.

Description psychologique :
Ephrem est un garçon attachant, c’est une grande âme d’enfant. Il a gardait un lui un morceau de son enfance volé. C’est une personne extrêmement naïve, s’attachant trop facilement aux autres. Il est très affectif. Il rougit facilement et est facilement intimidé et mal à l’aise. Il s’ouvre néanmoins facilement aux autres sans aucune méfiance. Il est extrêmement lié et attaché à son grand frère.

Profession :
Pâtissier


Dernière édition par Ephrem Lewis le Ven 29 Fév - 12:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ephrem Lewis   Ven 29 Fév - 11:57

Bienvenue,
Fiche magnifique et tres bien ecrite
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Fye Evenwood
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MessageSujet: Re: Ephrem Lewis   Ven 29 Fév - 12:15

Alors, que dire sinon que je suis entièrement d'accord avec Yamo. Très belle fiche, j'ai été touché par l'histoire à la fois triste et bien écrite.

Il va de soi que tu es validé et que tu peux d'ores et déjà aller rp ^^ Amuse-toi bien et à nouveau bienvenu.
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MessageSujet: Re: Ephrem Lewis   Ven 29 Fév - 12:32

Bienvenuuuuue! xD

Comme les deux autres, fiche magnifique et très bien écrite. Bravo.

Amuse toi bien et bon jeux ;)
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MessageSujet: Re: Ephrem Lewis   

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Ephrem Lewis
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